Les métiers et bénévolats d’accompagnement orientés vers la relation d’aide résultent au départ d’un choix personnel et de motivations qui s’inscrivent naturellement dans une histoire individuelle.

Comme « un arbre dans la graine », il s’agit souvent d’un projet mûri, à la faveur d’événements, de réflexion ou tout simplement de désir de services aux autres.

En même temps, ils sont soumis à une éthique stricte, ainsi qu’à l’impérieuse nécessité de s’évaluer régulièrement, se questionner, et se former afin d’envisager la pratique dans une juste relation entre distance et proximité: écouter de façon sensible et repérer les étapes du cheminement de l'autre, accompagner le deuil, comprendre sa propre dynamique d'attachement-séparation...

Accompagner les autresLa juste distance dans l’altérité
Le développement accru des bénévolats d’accompagnement nous incite à préciser les choses du point de vue de la relation qui lie l’accompagnant à l’accompagné. La tentation est grande « d’investir » la relation dans une perspective de construction de lien. Et pourtant il s’agit de donner toute sa place à la personne accompagnée. Ce n’est pas l’accompagnant qui est porteur de l’accompagnement, mais l’espace relationnel consenti.
Il faut pour cela pouvoir se sentir très vite en proximité sans pour autant succomber à une identification à celui ou celle que l’on accompagne.

Si la relation d’accompagnement est trop distante, trop fragmentée, trop diluée, il est probable que rien ne pourra se dire.

Si la relation d’accompagnement est trop proche, l’émotionnel risque de prendre le pas et se confondre avec une échelle de valeur personnelle de la relation, et cette proximité risque d’entraîner un attachement excessif.

L’expérience d’altérité est une expérience mitoyenne et sensible entre la juste distance et la juste proximité.
Renseignements / Tarifs :
Attachement et séparationConcept, contenu et dynamique propre à chacun dans la relation d’aide
C’est un lieu commun que d’aborder la question de l’attachement et de la séparation dans la relation d’aide. Le thème est crucial et il est au centre de la psychologie du développement depuis cinquante ans. Il l’est d’autant plus qu’il conditionne la qualité de présence et d’accompagnement du bénévole ou du soignant.

-Est-il nécessaire de créer un attachement avec les personnes qu’on accompagne?
-Comment gérer l’attachement et la séparation dans la relation d’aide ?


Toute création de lien conduit à un attachement, et il n’existe pas d’attachement sans séparation. Il s’agit d’une interruption du lien et toute séparation conduit à un processus qui lui-même requiert un « travail » de deuil ou renoncement pour envisager dans le futur un nouvel attachement.

C'est un cycle.
Ainsi donc et pour chacun d’entre nous se pose cette question fondamentale:
-Quel est le sens de cette « dynamique » qui nous rassemble et qui nous différencie dans notre façon de nous attacher et nous séparer ?
-Qu’est ce qui fait qu’on s’attache?
-Comment s’attache t-on?
-Et finalement…Comment se sépare t-on?

Renseignements / Tarifs :
L’écoute active dans la relation d’aideQue faire de la parole entendue ?
La spontanéité qui nous habite dans l'écoute est souvent de chercher à comprendre, analyser, ou encore rassurer, soutenir, solutionner... De fait et au moment où nous écoutons, nous fixons la plupart du temps notre attention sur le problème objectif ou ce que nous en percevons, au lieu de nous centrer sur la personne et ce qu’elle ressent au moment où elle nous parle.

Quelles sont alors les conditions d’une véritable écoute dans la relation d’aide?

L’écoute n’est ni une activité d’analyse, ni une activité de mémoire. C’est avant tout une activité d’accueil et bienveillante au sens du bien-veiller, c'est-à-dire du bien observer.
Au rythme de l’autre, l’écoute est un mouvement d’instant en instant , laissant la place à un espace relationnel distinct, qui n’est pas à confondre avec notre espace personnel intérieur, nourri de nos croyances, nos affects, notre mémoire.
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Les étapes du deuilDe la reconnaissance de la perte à la reconstruction
Le deuil est souvent associé à la souffrance et à la perte, mais il est aussi être vu comme un processus nécessaire de renoncement et donc de délivrance, face à une crise majeure qui demande un changement radical.

Elisabeth Kübler-Ross fut « pionnière » sur le sujet.

C’est à elle que l’on doit la mise en étapes du processus. Les étapes du deuil constituent un mouvement nécessitant un vrai travail générant des états.C’est la raison pour laquelle on parle aussi aujourd’hui des «états du deuil». Tout individu en deuil oscille entre deux orientations, une vers le passé, la perte et les souvenirs, l’autre vers l’avenir, la reconstruction et les projets. De fait, le travail ne s’organise pas systématiquement en cycle dont la durée serait prédéterminée à l’avance… D’ailleurs, existe-t-il vraiment un chemin stéréotypé jalonné d’étapes dans la mesure où chaque deuil est coloré de l’histoire et de la personnalité de chacun ?
Qu’est-il donc nécessaire de savoir et de comprendre sur ce sujet et comment accompagner les personnes en deuil ?
Renseignements / Tarifs :
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